Voici mes notes sur le livre de Jeffrey A. Frieden, Global Capitalism: Its Fall and Rise in the Twentieth Century. Cet article est différent, puisque c’est mon premier article en français. C’est sûr qu’il y a beaucoup d’erreurs dans cet article, mais c’est ma façon d’apprendre.

Prologue: vers le XXe siècle

Apres le Bataille de Waterloo en 1815, commence le Pax Britannica, une période de paix relative en Europe pendant cent ans jusqu’à 1914.

Avant et vers le début du 19e siècle, le mercantilisme était la politique économique des monarques d’Europe. Les mercantilistes prônent le développement économique des nations au moyen d’un commerce extérieur. Il y a une tentative de maximiser les exporattions et de minimiser les importations, donc dégageant un excédent de la balance commerciale.

Cependant, la révolution industrielle qui avait déjà commencé vers les années 1770 a motivé les fabricants britanniques à s’opposer aux politiques mercantilistes, parce que les nouvelles machines leur ont permis de surpasser toute le monde, s’il pouvaient importer des aliments et des matériaux moins chers, et exporter leurs produits manufacturés. Également, s’ils exportaient des produits industriels vers d’autres pays, ces pays seraient moins susceptibles de développer leurs propres industries. Les banquiers de Londres bénéficieraient également de la possibilité pour leurs débiteurs d’accéder au marché britannique afin de pouvoir rembourser les banquiers. Finalement les pays industriels ont abandonné le mercantilisme au profit du libre-échange.

Les progrés technologiques, notamment dans le domaine du transport et de la circulation de l’information, ont permis la création d’un réseau commercial mondial plus vaste. En raison de découverte d’importants gisements d’argent, la valeur d’echange de l’argent ont reduit, et l’or est devenu le monnaie standard du monde, établissant ainsi une monnaie mondiale unique qui a encore amélioré le commerce mondial.

Or, tout le monde n’a pas profité de l’économie mondiale. La Grande Dépression de 1875-1896 a réduit les prix presque partout et en réponse, certains pays, par exemple les États-Unis, sont devenus opposés à l’or, et d’autre pays comme l’Allemagne ont augmenté ses droits de douane, dans l’espoir de protéger leurs agriculteurs et leurs fabricants. Ces événements ont ravivé les aspirations colonialistes, et augmenté les tensions entre les grandes puissances du monde.

1. Le capitalism mondial triomphant

Les tentatives de agriculteurs des États-Unis mobilisés sous le nom du Parti Populiste d’abandonner de l’étalon-or ont été vaincus par les Démocrates, grâce à la découverte de nouveaux gisements d’or qui ont entraîné une augmentation des prix, soulageant la pression sur les personnes les plus touchées par la Grande Dépression.

Puisque l’or était la monnaie mondiale, un excédent d’or signifiait une baisse des prix de l’or et une augmentation des prix des marchandises.

L’étalon-or était le pilier sur lequel reposait le marché financier mondial. Les nations qui ont adopté l’étalon-or, ont dû adapter leurs politiques aux pressions économiques mondiales, et si une nation exportait plus qu’elle importait, l’offre de monnaie dans cette nation diminuerait, ce qui diminuerait le pouvoir d’achat de la nation, et finalement diminuerait le demande sur le marché en raison de prix élevés. Pour équilibrer ce phénomène, les producteurs devaient réduire les prix de et les salaires. Bas prix ont inciteraient les investisseurs et les acheteurs étrangers à acheter davantage, augmentant ainsi les exportations et équilibrant lentement les prix.

En outre, l’expansion des transports à l’échelle mondiale, par exemple les navires à vapeur et diesel et les chemins de fer, a créé un marché mondial intégré, et a doublé le commerce mondial. Le télégraphe et le téléphone ont permis d’investir plus facilement, grâce auxquels les pays à croissance rapide ont été financés.

Avant, les pays essayaient d’être autosuffisants, mais maintenant, grâce au capitalisme mondial, chaque nation se spécialise dans ce qu’elle fait de mieux, et a obtient le reste grâce au commerce.

D’un autre côté, la spécialisation a bouleversé de nombreuses sociétés traditionnelles et de innombrables personnes se sont retrouvées sans emploi, si bien que l’immigration a explosé, ce qui a divisé de nombreuses de familles et sociétés.

2. Les défenseurs de l’economie mondiale

Les économistes de l’école classique, notamment Adam Smith, David Ricardo, James Mill et Robert Torrens, ont soutenu l’adoption du libre-échange. L’idée de l’avantage comparatif, selon lequel chaque pays peut être le plus réussi s’il se concentre et se spécialise dans la production des produits pour laquelle il est le plus productif et efficace, par rapport à ses propres autres productions, ont joué un rôle important dans la promotion du libre-échange. Or, l’adoption d’un politique de libre-échange nécessitait plus que de soutien des intellectuels.

Il y avait aussi des personnes puissantes, par exemple Nathan Mayer Rothschild qui jouaient un rôle important dans le maintien la stabilité de l’économie mondiale et aidaient à favoriser le commerce mondial, l’étalon-or et l’investissement international, en utilisant leur réseau commercial et politique, et leur richesse abondante.

D’un côté, pour les exportateurs, les banquiers et investisseurs, et les personnes qui engangeaient dans les activités economiques bénéficiant de l’avantage comparatif de pays, le libre-échange etait une nécessité sans laquelle ils ne pouvaient pas rivaliser avec les exportateurs d’autres pays; de l’autre, les agriculteurs dans les pays industrielles, et les industriels dans les pays agricoles ne profitaient pas de l’avantage comparatif, et ils préféraient les politiques protectionnistes. De la même manière, les industriels de pays en voie de développement voulaient des protections jusqu’à ce qu’ils puissent devenir compétitifs. Finalement la plupart de pays ont adopté des politiques de libre-échange avec des protections minimales.

L’adoption de l’étalon-or aussi a posé un défi pour tous les pays, un choix entre l’intégration dans l’économie mondiale et l’accés aux capitaux est investissements étrangers, ou la capacité de contrôler la politique économique intérieure, ce qui n’est pas possible une fois l’étalon-or adopté. Ces forces se soutenaient mutuellement: si l’on soutenait le libre-échange, l’étalon-or était également aligné sur leurs intérêts, et vice versa.

L’immigration est également une conséquence inévitable de la mondialisation et, même si la plupart du temps les gens sont autorisés à émigrer et à immigrer librement, ils se heurtaient parfois à une résistance, notamment de la part des travailleurs non qualifiés, qui doivent rivaliser avec une main-d’œuvre moins chère.

3. Histoires de réussite de l’âge d’or

Intéressant: Exposition Universelle (1900)

Les politiques de protection des industries naissantes étaient répandues, même soutenus par les intellectuels. La Russie à des droits de douane d’environ 84% et les États-Unis de près de 44% sur les produits industriels.

En même temps, les nouveaux pays industriels, tels que l’Allemagne et les États-Unis, n’étaient pas limités par les vestiges de l’ancienne industrie, comme la Grande-Bretagne, ils pourraient plutôt utiliser les nouvelles machines et construire des grandes usines. Cela leur a permis de s’industrialiser plus loin que la Grande-Bretagne.

Cependant, ces protections ont également eu des effets négatifs. En particulier, protections contre les importations, 1. augmenteiait les prix pour les consommateurs, tout en augmentant les profits des producteurs, 2. détourneient les ressources du pays a loin que de son avantage comparatif, et 3. permettrait la formation de cartels qui augmunteient artificiellement les prix.

Intéressant: l’Uruguay a eu l’un des premiers systémes de protection sociale

Presque tout le monde a connu une augmunetation du commerce et un progrés commercial sous une forme ou une autre entre 1870 et 1913, mais l’augmentation des exportations et la hausse des salaires en Afrique de l’Ouest et en Asie du Sud et du Sud-Est n’ont pas amélioré de développement industriel, parce que des colonialistes l’ont découragé et il n’y avait pas de protections comme il y en avait en Europe ou en Amérique pour les industries naissantes.

Modèle Heckscher-Ohlin-Samuelson (HOS): “chaque pays tend à se spécialiser dans la production et l’exportation de biens incorporant de façon intensive les facteurs de production qui sont abondants sur son territoire.”

Intéressant: la Russie avait de grandes usines de plus d’un millier d’employés (40% des ouvriers travaillaient dans de telles usines), et ce fait a contribué à la mobilisation ultérieure du prolétariat.

4. Les échecs du développement

Les Belgians sous Léopold II ont oppressé des peuple de Congo: ils ont imposé une “tax de caoutchouc”, que les congolais devaient payer, sinon leurs enfants et les femmes ou un village complétement serait brûlé.

Zappo Zap & le massacre au royaume Kuba

“Only a few years ago, travelers through this country found them living in large homes, having from one to four rooms in each house, loving and living happily with their wives and children, one of the most prosperous and intelligent of all the African tribes, though living in one of the most remote spots on the planet… But within these last three years how changed they are! Their farms are growing up weeds and jungle, their king is practically a slave, their houses are mostly only half-built single rooms and are much neglected. The streets of their towns are not clean and well-swept as they once were. Even their children cry for bread. Why this change? You have it in a few words. There are armed sentries of chartered trading companies who force the men and women to spend most of their days and nights in the forests making rubber, and the price they receive is so meager that they cannot live upon it.” - William Henry Sheppard Les colonies de peuplement étaient généralement un échec: la plupart des avantages étaient réservés aux colons, car si l’égalité de droits était établie, la concurrence des autochtones signifierait moins de profits pour les colons, donc ils ont résisté. Les colons ne voulaient pas de développement général, mais une main d’œuvre captive et bon marché.

Les échecs de développement de certains pays pauvres n’ont pas été causé par leur soudaine implication dans le marché mondial, mais plutôt par les restrictions commerciales imposées par les colonialistes pour drainer leurs ressources, ce qui a entraîné la stagnation du développement. Lorsqu’on leur donne l’opportunité et l’accès au capitalisme mondial, les gens poursuivraient ces opportunités et progresseraient, mais ils n’ont pas tojours eu la chance de participer.

Le principal obstacle à la croissance économique était le mauvais gouvernement: absence de transport et de communication, rareté des banques et le méfiance envers la monnaie nationale, absence de engagement à garantir les droits de propriété privée (ce qui affaiblirait les prérogatives du gouvernement), absence de tentatives pour améliorer l’éducation, l’assainissement, ou la santé publique. Le premier chemin de fer de Chine a été construit 25 ans après celui de l’Inde, et il a été rejeté dans l’océan par la gouvernement un an plus tard. Dans le cas de colonies, les impérialists ne s’intéressaient pas aux conditions économiques locales et, dans d’autres cas, ils étaient oligarchiques et étaient moins disposés ou capables de permettre la croissance économique.

Les classes dirigeantes de Chine, de l’Empire Ottoman, et de l’Inde craignaient dla déstabilisation de leurs régimes, provoquée par les changements sociaux qui suivraient l’intégration dans le marché mondial. L’intégration avait nécessité de nombreux changements socieaux et institutionnels, qu’ils n’étaient pas disposés à faire (Le poids de l’histoire…).

Le café et le riz sont appelés “cultures progressives” et les plantations comme celles du coton, du sucre et du tabac sont appelés “cultures réactionnaires”. Les plantations étaient généralement à grande échelle et appartenaient à quelques qui exploiteraients leurs travailleurs et ne permiteraient pas leur développement (cela a limité le marché intérieur aussi, ce qui n’était bon pour personne à long terme). Par contre, les cultures progressive permettaient l’engagement des petites fermes, et les ouvriers de ces fermes pouvaient faire partie de l’économie.

5. Les problémes de l’économie mondiale

Quelques raisons de la perte d’avance de la Grande-Bretagne:

  • Une partie significative du capital de la Grande-Bretagne était investie en dehors du pays, ce qui a rendu les choses plus difficiles pour les entreprises sur la marché domestique. Il convient toutefois de noter que les profits de investissement à l’étranger reviendraient à la Grande-Bretagne.
  • Les vestiges de l’ancienne industrie de la Grande-Bretagne: Le remplacement des vieux équipements coûtait cher. D’autres pays comme l’Allemagne et les États-Unis pouvaient utiliser de nouvelles machines et techniques.
  • Ils pourraient exporter leurs produits traditionnels vers leur marché captif dans l’empire, ils n’étaient donc pas obligés de progresser dans la technologie et d’être compétitifs.
  • Leurs techniques de gestion étaient anciennes, et ils avaient plus d’enterprises familiales.
  • L’engagement de la Grande-Bretagne en faveur du libre-échange était plus important que celui de tout autre pays.

Théorème de Stolper-Samuleson

L’étalon-or a rendu les exportateurs vulnérables aux réductions de revenus provoquées par les variations des prix mondiaux. Si les prix du blé baissaient de moitié, les exportateurs américains perdraient la moitié de leurs revenus, mais les Argentins dévaluaient le peso par rapport à la monnaie mondiale, protégeant ainsi les revenus intérieurs des agriculteurs. Cependant, une dévaluation de la monnaie nationele rendrait les prix des produits étrangers plus chers, provoquant ainsi de l’inflation.

Les travailleurs syndiqués, dont la plupart soutenaient le libre-échange, voulaient une protection contre le chômage, car les travailleurs urbains ne pouvaient pas se rabattre sur leurs terres agricoles comme les agriculteurs. Cela a limité l’effet de levier des enterprises pour réduire les salaires en réponse à la récession.

6. Tout ce qui est solide se volatilise

Les effets de la Première Guerre mondiale sur les États-Unis:

  1. Les États-Unis, qui étaient la plus grande économique avant la guerre, mais passifs dans les affaires mondiales, sont devenu un leader dans la tentative de reconstruction de l’ordre mondial.
  2. Les Alliés s’orientaient vers une économie de guerre, et n’essayaient plus de maintenir le marché mondial. Par exemple, la marine britannique a bloqué le commerce allemand.
  3. Il n’y avait plus d’investissements commerciaux de la part des Alliés, mais plutôt beaucoup d’importations pour répondre aux demandes matérielles et alimentaires, et les États-Unis étaient les mieux placés pour leur fournir.
  4. Les États-Unis qui était la plus grand débiteur avant la guerre, est devenu la plus grande créancier, et la plus grande exportateur vers les pays en développement (notamment les pays d’Amérique du Sud). Intéressant: J. P. Morgan Jr. et en francais. Aussi Merchants of Death.
  5. Le Traité de Versailles et adhésion à la Société des Nations ont été refusée par la politique intérieure américain. E.H. Carr a écrit: “In 1918, world leadership was offered, by almost universal consent, to the United States… [and] was declined.”

Hyperinflation de la république de Weimar: Pendant l’année 1923, le cours du dollar par rapport au papiermark augmente de 5,79 × 1010.

Mémoires de l’épouse d’Ernest Hemingway: “That 90 cents lasted Mrs. Hemingway and me for a day of heavy spending and at the end of the day we had 120 marks left! Our first purchase was from a fruit stand … We picked out five very good looking apples and gave the old woman a 50-mark note. She gave us back 38 marks in change. A very nice looking, white bearded old gentleman saw us buy the apples and raised his hat. ‘Pardon me, sir,’ he said, rather timidly, in German, ‘how much were the apples?’ I counted the change and told him 12 marks. He smiled and shook his head. ‘I can’t pay it. It is too much.’ He went up the street walking very much as white bearded old gentlemen of the old regime walk in all countries, but he had looked very longingly at the apples. I wish I had offered him some. Twelve marks, on that day, amounted to a little under 2 cents. The old man, whose life savings were probably, as most of the non-profiteer classes are, invested in German pre-war and war bonds, could not afford a 12 mark expenditure. He is the type of the people whose incomes do not increase with the falling purchasing value of the mark and the krone.”

D’un propriétaire de petite entreprise berlinoise: “The inflation put a miserable end to all my efforts. I couldn’t pay my people. My assets had melted away. Once again we experienced hunger and deprivation… [The still somewhat prosperous middle class [Mittelstand] was destroyed, that middle class which was still an opponent of Marxism.” Sur la base de cette expérience, il se souvint plus tard, “I fled from a government that permitted such misery,” rejoint le parti nazi, “and became a storm trooper.”

Les éches du debut de l’aprés-guerre ont contribué à l’émergence d’une nouvelle Droite. Stefan Zweig, un juif autrichien réfléchit: “Nothing ever embittered the German people so much—it is important to remember this-nothing made them so furious with hate and so ripe for Hitler as the inflation. For the war, murderous as it was, had yet yielded hours of jubilation, with ringing of bells and fanfares of victory… while the inflation served only to make it feel soiled, cheated, and humiliated; a whole generation never forgot or forgave the German Republic for those years and preferred to reinstate its butchers.”

La révolution bolchevique a créé le plus grand gouvernement socialiste, qui a finalement reconstruit son économie.

Bolshevik revolution in Russia creating the largest Socialist government. Eventually rebuilt their economy. Nouvelle politique économique.

La plupart des pays ont maintenu leurs politiques protectionnistes aprés la guerre, mais quelques-uns sont lentement revenus à l’étalon-or. Vers 1925, la plupart de pays européens avaient retrouvé leur économie aux niveaux d’avant-guerre.

Roaring Twenties

Avant la guerre, il existait une solidarité financière entre les Européens, qui a aidé à maintenir la stabilité de l’ordre financier mondial, mais aprés la guerre, l’amertume a remplacé la solidarité.

Les États-Unis ont refusé de jouer le rôle de leader politique que la Grande-Bretagne avait joué auparavant. Les Républicains qui avaient la présidence et le Cogrès se méfiaient de leur implication dans les affaires européennes et mondiales.

L’insistence des États-Unis sur les remboursements par les Britanniques et les Français des emprunts de guerre a provoqué des pressions sur les réparations allemandes, ce qui a nourri un nationalisme et un revanchisme extrêmes. Également, les nouveaux droits de douane sur l’importations de biens aux États-Unis rendaient les choses plus difficiles pour les Européens. Loi Hawley-Smoot

Les Conséquences économiques de la paix

Le retour à l’étalon-or a été plus difficile, car:

  1. Les travailleurs étaient davantage organisés en syndicats
  2. Les travailleurs plus qualifiés n’étaient pas faciles à remplacer
  3. Les grandes entreprises pouvaient réduire le nombre de produits et augmenter les prix, au lieu de baisser les prix

7. Le monde de demain

Exposition universelle de New York 1939-1940

L’avènement des appareils électroménagers (par exemple, le frigo, la radio, la télé) et la croissance de l’industrie automobile, notamment aux États-Unis.

Il y avait de grandes industries oligopolistiques (par exemple, le chemins de fer), mais elles étaient une tentative de limiter la concurrence.

Les nouvelles entreprises ont eu integré les operations indépendantes: recherche, conception, distribution, publicité. De la matière première au support client et aux finances. La production automobile necessitait des pièces spécifiques et uniques, ce qui a motivé donc l’integration.

Henry Ford et ses chaînes de montage (sur le modèle des emballeurs de viande). C’était plus efficace qu’avant: de 12 heures à 90 minutes pour assembler d’une Ford Model T. De même, General Motors était un grand conglomérat avec une direction unifiée. Les entreprises d’Europe se sont regroupées au sein d’entreprises intégrées horizontalement plutôt que verticalement. Il y a également eu l’introduction de sociétes manufacturières multinationales. Une réduction de main-d’œuvre agricole due à l’utilisation de machines a entraîné l’arrivée d’un plus grand nombre de travailleurs dans les nouvelles industries.

Plus de syndicats: les grandes entreprises étaient plus motivées à soutenir les syndicats, parce que: 1. les syndicats ont stabilisé la main-d’œuvre 2. la main d’œuvre représentait une part moindre du coût de production 3. les politiques protectionnistes d’après-guerre ont facilité l’augmentation des salaires et 4. les clients fidèles ont facilité aussi l’augmentation des salaires, car l’augmentation de prix ne présentait pas de risque concurrentiel.

Les syndicats et les socialistes étaient plus puissants après la guerre, car: 1. ils ont joué un rôle important dans la guerre et ont été récompensés 2. la mort due à la guerre signifiait moins de main d’œuvre disponsible 3. la peur du bolchevisme dans l’Europe. Il y avait un croissance de partis socialistes en Europe, et certains d’entre eux ont réussi (Scandinavie), et d’autres ont échoué (Grande-Bretagne et Espagne). Le New Deal de Franklin Roosevelt peut étre considéré comme un effort de centre-gauche.

L’extrême droite a également grandi, en mobilisant les personnes les plus touchées par les changements industriels, notamment les petites entreprises et les agriculteurs. Le mélange fasciste d’anti-enterprises, d’anti-travailleurs et d’anti-étrangers. La concurrence des hommes d’affaires, créanciers et intermédiaires juifs était considérée comme le problème.

8. L’ordre établi s’effondre

Grande Dépression et Krach de 1929

L’industrie agricole n’était pas bonne et l’Europe et d’autres pays, à l’exception des États-Unis, ont connu une légère récession en 1928. En même temps, les investissements et les prêts américains ont été réduits, l’argent allant en bourse. Cela a créé une véritable crise en Europe. Les États-Unis ont augmenté le taux d’intérêt, ce qui a aggravé la situation.

En octobre 1929, le krach de 1929 s’est produit, et la production industrielle des États-Unis a chuté de 10%, et les importations de 20%. Le prix de la plupart des produits a suivi rapidement.

La chute des prix des matières premières, la diminution des investissements étrangers, et la moindre demande des marchés européens et américains pour leurs produits ont provoqué l’effondrement du Canada, de l’Australie, du Brésil et de l’Argentine, qui ont réagi en retirant leur monnaie de l’or.

Montée des nazis de 3% à 18% des voix en deux ans (1928 - 1930).

Loi Hawley-Smoot

Chute du PIB de 25% à 30% de haut en bas pour les États-Unis, l’Allemagne, le Canada et les pays d’Amérique du Sud. 15% à 25% en France, en Autriche et dans les pays d’Europe centrale et orientale.

Déflation par la dette: De nombreuses dettes dans les années 1920, la baisse des revenus, mais en même temps les dettes sont restées constante, donc la consommation et les investissements ont été réduits, ce qui a encore réduit les prix.

Politique de liquidation, Hervert Hoover: “The leave-it-alone liquidationists’ headed by Secretary of the Treasury Mellon… felt that goverment must keep its hands off and let the slump liquidate itself… It will purge the rottenness out of the system. High costs of living and high living will come down. People will work harder, live a more moral life. Values will be adjusted, and enterprising people will pick up the wrecks from less competent people”

Comme Keynes l’avait prévu, la flexibilité réduite de l’économie d’après-guerre ne se corrigerait pas comme avant. Les entreprises ayant un pouvoir de marché laisseraient les machines inutilisées, et vendraient moins de produits aux anciens prix. Les syndicats voulaient maintenir des salaires élevés. Alors que le chômage augmentait, et le prix de produits chutait, les salaires réels augmentaient.

Un cycle: La dévaluation provoquait la panique bancaire, et la panique bancaire provoquait davantage de dévaluation. Une rumeur de faillite bancaire suffisait à le provoquer, car tout le monde retirait son argent de la banque.

Barry Eichengreen: “The gold standard is the key to understanding the Depression. The gold standard of the 1920s set the stage for the Depression of the 1930s by heightening the fragility of the international financial system. The gold standard was the mechanism transmitting the destabilizing impulse from the United States to the rest of the world. The gold standard magnified that initial destabilizing shock. It was the principal obstacle to offsetting action. It was the binding constraint preventing policymakers from averting the failure of banks and containing the spread of financial panic. For all these reasons, the international gold standard was a central factor in the worldwide Depression. Recovery proved possible, for these same reasons, only after abandoning the gold standard.”

Credit Anstalt-Bankverein s’est effondrée, puis les banques allemandes se sont effondrées, et ils ont abandonné l’étalon-or, et finalement la Grande-Bretagne aussi a abandonné l’étalon-or en 1932. Le dollar américain a été dissocié de l’or.

Apres l’abandon de l’étalon-or, les economies se sont redressées: le prix ont augmenté à mesure que la masse monétaire a augmentait.

Reciprocal Trade Agreements Act et l’autres des accords entre l’États-Unis et des pays industrielles a créé une nouvelle ordre économique international sans or. Nouvelles politiques qui soutiennent à la fois une économie de marché et la participation du gouvernement.

9. Le tournant vers l’autarcie

Hjalmar Schacht, un économiste classique qui soutenait l’étalon-or et les marchés mondiaux avec une intervention gouvernementale minimale, s’est tourné vers l’autarcie et est devenu l’économiste des nazis.

Pays débiteurs semi-industriels se sont tous tournées vers l’autarcie: La classe moyenne désormais nombreuse voulait se protéger de la concurrence étrangère et était plus active politiquement, notamment grâce à la montée des partis communistes et de gauche.

Schacht a créé le parti démocrate allemand après la Première Guerre mondiale et est devenu important en politique. En 1923 il est devenu commissaire national à la monnaie et parvient à stopper l’inflation.

En 1930, après avoir vu l’échec du gouvernement à adopter les politiques fiscales nécessaires pour relancer l’économie allemande, et deçu par les amis étrangers qui ont fait pression sur l’Allemagne, il a quité son rôle et contacté les nazis. Il a dit: “There is only one man who can become Chancellor, and that is Adolf Hitler”. Il considérait les nazis comme capables d’éxercer le pouvoir pour réaffirmer le nationalisme allemand, et maintenir l’Allemagne unie contre le communisme et le chaos.

“Since I was now given the opportunity of ending unemployment for six and a half million persons, all other considerations must give way. … It was not from personal ambi-tion, or agreement with the National-Socialist Party, or greed of gain that I took up my former post, but simply and solely out of burning anxiety for the welfare of the great masses of our people.” - Schacht

Il a éliminé le chômage en baissant les salaires et en interdisant les augmentations de prix. L’économie allemande a été relancée. Il y avait désormais une zone d’influence allemand en Europe centrale et orientale. La fourniture d’une industrie publique signifiait moins de dépendance à l’égard des capitalistes privés.

“[The first cause of the stability of our currency is the concentration camp.” In Hitler’s words, “Inflation is lack of dis-cipline. … I’ll see to it that prices remain stable. That’s what my storm troopers are for. Woe to those who raise prices. We don’t need legislation to deal with them. We’ll do that with the party alone. You’ll see: once our storm troopers visit a shop to set things right—nothing similar will happen a second time.” - Adolf Hitler

Les autarciques poursuivaient le néomercantilisme: tarifs douaniers sur l’industrie signifiaient des prix plus élevés sur les produits industriels, tandis que les prix des denrées alimentaires restaient bas, donc stimulant la croissance industrielle. L’argent a été transféré de la poche des agriculteurs à l’industrie. Les salaires des agriculteurs étaient inférieurs à ceux d’avant la Première Guerre mondiale.

La nouvelle Droite et les conservateurs s’emparent de la majeure partie de l’Europe centrale et orientale. Les fascistes avaient besoin de la credibilité de conservateurs auprès du grand capital, et les conservateurs avaient besoin de mobilisation de masse (typiquement: les agriculteurs, les propriétaires de petites entreprises, et les ouvriers artisanaux) des fascistes. Ils se sont alignés grâce à leur antisocialisme.

À leur apogée (fin des années 1930) presque toute l’Europe, le Moyen-Orient et une grande partie de l’Asie et de l’Afrique étaient des autarciques fascistes. Peut-être la moitié de la population mondiale vivaient sous un régime fasciste. Ni le communisme ni la démocratie libérale n’ont connu le succès reproductif et expansionniste du fascisme.

La révolution bolchevique en 1917: Ils ont éliminé la classe des investisseurs et se sont retrouvés avec un pays de travailleurs industriels, de gestionnaires, de fonctionnaires du gouvernement, propriétaires de petites entreprises et de paysans. Un système hybride privé et public où l’industrie moderne, et la finance étaient publiques, tandis que les fermes restaient privées. 4/5e de la population étaient des agriculteurs. Les investissements et le commerce étrangers étaient également contrôlés par l’État.

Stalin est arrivé au pouvoir en 1928 et a poussé à davantage de contrôle sur l’industrie et à une forte marche vers une industrialisation lourde, partiellement motivée et justifiée par un environnement diplomatique et économique hostile. Également il n’y aurait pas de prolétariat sans industrie lourde.

Les agriculteurs ont été contraints de fournir de la nourriture bon marché à l’industrie. Le PIB de l’Union soviétique a augmenté de 57% de 1928 à 1937, tandis que celui du reste du monde était aux prises avec le chômage et la stagnation. Des millions d’agriculteurs sont morts entre 1932 et 1933, alors que le reste de la société avait amélioré sa qualité de vie.

Les pays en développement ont été touchés par la Dépression, la Seconde Guerre mondiale et la Guerre froide de 1929 à 1953. La réduction du volume et du prix des exportations mais des dettes fixes les ont forcés à abandonner l’étalon-or, à faire défaut sur leurs dettes et à se tourner vers la production locale.

10. Construire une démocratie sociale

La démocratie sociale est une alternative démocratique au fascisme et au communisme, ce qui était provoquée également par la gauche.

Le gouvernement suédois a utilisé une gestion monétaire active pour stabiliser les prix. Ensuite, une politique fiscale pour employer des personnes dans les travaux publics et même une aide en espèces pour les autres. La Suède a ensuite mis en œuvre la plupart des programmes de protection sociale. La platforme électorale du parti social-démocrate: “The Swedish working class will pay the price necessary to guarantee workers in agriculture and small farmers a tolerable living standard.”

Saltsjöbaden Agreement: “the terms of the agreement were business acceptance of Social Democratic government, high labor costs (high wages and the benefits of the welfare state), full-employment fiscal policy, and government activism for social services, in return for labor peace in labor markets (ie. no strikes), continued private control over property and capital markets, and openness in relation to the world economy.”

Le deuxième New Deal de Roosevelt, la Work Progress Administration, le National Labor Relations Act et la première Social Security Act.

Les politiques de protection et d’assurance sociale avaient le soutien aux mouvements ouvriers, mais aussi des capitalistes. Sans le soutien des capitalistes, qui ont vu l’impact positif de ces politiques (travailleurs plus heureux et engagé, moins de vulnérabilité aux crises économiques, etc.), cela n’aurait pas été possible.

Les sociales-démocraties ont reconstruit le commerce international entre elles: Groupe d’Oslo et les États-Unis. Tripartite Monetary Agreement.

11. Reconstruire l’Est et l’Ouest

Les américains ont commencé à planifier la paix dès que la guerre a éclaté en Europe. Ils voulaient diriger cette fois.

Libre-échange était plus populaire à cette période, puisque les américains ont acquis une avance technologique, et ils craignaient moins la concurrence des pays déchirés par la guerre. La préférence impériale britannique également a montré comment le protectionisme peut se retourner contre lui: les exportateurs des États-Unis ont perdu de grandes opportunités au Canada.

Le programme Prêt-bail (Lend-Lease): en pratique cela signifiait une aide militaire gratuite pour la Grande-Bretagne. Le libre-échange faisait partie de l’accord.

Les accords de Bretton Woods: Keynes et White ont créé le Fonds monétaire international: les pays contribuent au fonds et lient leur monnaie à l’or à un taux. Le fonds aiderait les pays pendant les crises et permettrait des changement de taux de change si nécessaire.

Également ils ont créé la Banque Mondiale qui prête aux pays pour construire des infrastructures, ce qui est généralemt risqué et à très long terme, tout en empruntant à faible taux d’intérêt de prêteurs privés.

Keynes et White ont encouragé le détachement des investissements financiers et de des mouvements de capitaux des d’intérêts diplomatiques et politiques. Keynes était désillusionné par la politique de puissance des Américains, qui a influencé le FMI et la Banque Mondiale contre ses avertissements.

Avant la guerre, l’économie des États-Unis était la moitié de celle de l’Europe, de l’Union soviétique et du Japon. Après la guerre, c’était plus grand que tous ensemble.

Dean Acheson: “whether there shall be a coalition between the British sphere and the American sphere or whether there shall be a coalition between the British sphere and the Soviet sphere.” Le biographe d’Acheson a conclu que: “Acheson regarded it as unfortunate that the loan had to be justified with veiled illusions to the Soviet threat, but he accepted it as a price that had to be paid to secure the support needed.”

Europe split into Western pro-American and Eastern pro-Soviet blocs. Each taking the responsibility of rebuilding their part. Building a global economic order was justified and motivated by the narrative of the Soviet threat.

Vandenberg a prévenu Truman que le seule moyen d’obtenir le soutien populaire en faveur d’une aide economique à l’Europe était: “Mr. President, the only way you are ever going to get this is to make a speech and scare the hell out of the country.” Truman a fait une telel annonce en mars 1947, la doctrine Truman.

Ensuite, le Plan Marshall et la formation de l’OTAN et le GATT.

Le marché américain s’est ouvré aux Européens et aux Japonais. L’éngagement politique des Américains également a rassuré les investisseurs sur la stabilité.

Les socialistes et les communistes étaient les plus populaires en Europe. Le Droite et les capitalstes étaient entachés de collaboration avec les fascistes. Initialement, ils ont été expulsés du gouvernement, mais à cause de la guerre froid, ils ont été réintégré.

Le bloc de l’Est a été davantage endommagé, plus de Russes sont morts pendant le siège de Leningrad que les britanniques et les américains ensemble pendant toute la guerre.

Extraction initiale de réparations par l’Union Soviétique des perdants de l’Est a affaibli le bloc de l’Est. Les réparations du bloc occidental ont été suspendus par les États-Unis. Ensuite l’Union soviétique a également suspendu les réparations et encouragé relations économiques entre du bloc l’Est, mais la plupart des pays restaient autarcique. Conseil d’assistance économique mutuelle La croissance industrielle dans le cercle soviétique était remarquable. La Chine et le Vietnam aussi. La planification centrale et le communisme étaient une alternative viable au capitalisme de marché.

“In the golden age of global capitalism, ruling classes pushed and pulled their societies toward domestic and international markets. They were little concerned for, and often actively hostile to, policies to ameliorate the poverty of the world’s majority. Proponents of this orthodoxy argued that global economic openness was inconsistent with policies to mitigate domestic poverty. The fascist movements of the interwar period accepted this argument and acted on the principle that neither economic integration nor social reform was desirable. They rejected both the international economy and social reform in pursuit of nationalist autarky. Out of the liberal thesis and its fascist antithesis came a postwar syn-thesis, predicated on the conclusion that both liberalism and fascism had been wrong. There were two strikingly different versions of this syn-thesis, West and East. Both rejected fascism’s abandonment of social reform and embraced social change. But their attitudes to the classical liberal view of global capitalism were diametrically opposed. The West wagered that liberalism had been wrong about the incompatibility of global capitalism and the market with social reform. The West aimed to prove that economically integrated market economies could adopt equitable social policies, that economic openness could go along with the new social democratic welfare states. The East’s Communists made an equal but opposite wager: that liberalism had been right about the incompatibility of integration and reform, that social change meant rejecting global and national markets. Central planning aimed to prove that the demands of poor people and poor countries for equity and development could be met only by separating from world markets and by eliminating markets more generally.”